Courtiers immobiliers : à l’écran, c’est votre voix qui fait visiter

Dans un marché bilingue, une narration par un inconnu défait justement ce que vos vidéos sont censées faire.

Publié le 3 min de lecture

La plupart des acheteurs rencontrent leur courtier à l’écran avant de le rencontrer en personne. Ils ont vu votre vidéo de présentation, votre tour de quartier, la visite d’une propriété hors de leur budget. Quand ils appellent, ils ont déjà décidé que vous aviez l’air de quelqu’un à qui confier le plus gros achat de leur vie.

C’est le travail que font vos vidéos. Dans un marché bilingue, bien des clients potentiels les regardent dans leur langue seconde, ou ne les regardent pas du tout.

Les acheteurs que vous ne rejoignez pas

Si vous travaillez à Montréal, en Outaouais, dans l’Est ontarien ou n’importe où près de la frontière, vous savez à quel point votre marché est mélangé. Une famille anglophone qui quitte Toronto pour la Rive-Sud. Un couple qui déménage à Gatineau pour un emploi au fédéral. Des nouveaux arrivants qui ont appris l’anglais avant le français, ou l’inverse, et qui sont beaucoup plus à l’aise dans une langue que dans l’autre.

Chacun d’eux choisit un courtier. Et on choisit celui qui nous fait sentir compris.

Pourquoi pas simplement une narration?

La solution rapide, c’est d’engager un comédien pour lire une version anglaise par-dessus votre vidéo. L’information passe. Mais le spectateur comprend aussi autre chose, qui n’était pas voulu : la personne dans la vidéo n’est pas celle qui va lui parler.

L’immobilier, c’est un métier de marque personnelle. Votre voix, votre façon d’expliquer, la petite blague que vous faites sur le perron : c’est pour ça qu’un acheteur vous choisit plutôt que le courtier avec la plus belle photo. Un doublage avec la voix d’un inconnu garde les faits et vous laisse de côté.

Quand la version dans l’autre langue garde votre propre voix et que vos lèvres suivent les mots, l’acheteur a le même courtier dans les deux langues. C’est tout l’intérêt.

Expliquer les différences, ça fait partie du service

Les acheteurs qui changent de province sont souvent surpris par la façon de faire de l’autre côté. Un acheteur ontarien ne sait pas forcément qu’au Québec, c’est le notaire qui conclut la transaction, ni ce que sont une promesse d’achat ou la taxe de bienvenue. À l’inverse, un acheteur québécois qui s’installe en Ontario découvre que c’est un avocat qui fait le travail du notaire, et que la taxe de bienvenue s’appelle la land transfer tax.

Une vidéo qui explique ces différences, dans la langue du client, fait deux choses à la fois. Elle répond aux questions avant qu’elles soient posées, et elle montre que vous connaissez les deux côtés de la rivière.

Par quelles vidéos commencer

  1. Votre vidéo de présentation. Qui vous êtes, où vous travaillez, comment vous travaillez. C’est elle qui gagne ou perd le premier appel.
  2. Vos tours de quartier. Écoles, transport, parcs, la bonne boulangerie. Intemporels, faciles à partager, et excellents pour la recherche dans les deux langues.
  3. Comment se passe un achat ici. Particulièrement utile pour les acheteurs qui arrivent de l’autre province.
  4. Vos meilleures visites de propriétés. Les maisons familiales et les propriétés haut de gamme, celles qu’on regarde jusqu’au bout.

Une vidéo de visite expire quand la maison est vendue. Mettez donc l’essentiel de vos efforts sur les trois premières : elles travaillent pour vous pendant des années.

Où elles rapportent

  • Sur votre site Web, avec un sélecteur de langue qui mène à la bonne version.
  • Dans vos inscriptions (la plupart des plateformes permettent d’ajouter un lien vidéo).
  • Dans vos publications destinées à chaque communauté linguistique.
  • Dans votre suivi après une visite libre : « voici la visite, en anglais ».

Les acheteurs pardonnent bien des choses : une photo floue, une coquille dans une fiche. Ce qu’ils retiennent, c’est le courtier qui leur a parlé dans leur langue, du premier coup.